Vous avez une autoroute saturée. Vous construisez une nouvelle voie. Logique : plus de place, moins de bouchons, non ? Faux. Le paradoxe de Downs-Thomson révèle un mécanisme contre-intuitif : ajouter de la capacité routière n'élimine pas la congestion, elle l'attire. Les nouveaux automobilistes, attirés par la route soudain plus fluide, la remplissent à nouveau jusqu'à l'équilibre. Pire encore : si ces investissements routiers délaisent les transports publics, la congestion empire. La vitesse moyenne automobile finit par égaler celle des bus ou trains. Construire des routes pour fuir les embouteillages, c'est comme creuser un trou pour remplir un puits.