Prenez une simple bande de timbres et posez-vous cette question anodine : de combien de manières différentes pouvez-vous la plier pour que tous les timbres se superposent sur un seul ? Le problème paraît enfantin, mais il cache une complexité mathématique redoutable. Les mathématiciens des origamis l'étudient comme un véritable casse-tête de dénombrement : chaque pli modifie les possibilités suivantes, créant un arbre de configurations explosif. Une bande de quatre timbres ? Trois façons seulement. Six timbres ? Le nombre bondit vertigineusement. Ce qui commence comme un jeu devant votre courrier révèle une architecture mathématique que même les plus grands chercheurs ne maîtrisent qu'imparfaitement.