Imaginez un navire qui navigue sous le pavillon d'un pays où il n'a aucun lien réel. C'est le pavillon de complaisance : un navire appartient à un propriétaire d'un pays, mais s'immatricule sous la bannière d'un autre, généralement plus indulgent. Le Panama, Malte, le Vanuatu : ces États deviennent des ports d'attache théoriques, offrant une échappatoire aux normes, taxes et contrôles des pays où le navire travaille réellement. C'est l'équivalent maritime des paradis fiscaux. Conséquence ? Des flottes entières opèrent dans des zones de non-droit, sans inspections strictes, avec des équipages exploités et des risques écologiques monumentaux. Des naufrages, des marées noires, des violations de droits humains : autant de catastrophes dont personne n'est vraiment responsable sur le papier.