Sur les champs de bataille du Japon médiéval, les guerriers ne se fiaient pas à la voix pour s'organiser : ils suivaient des bannières flottantes appelées hata-jirushi. Contrairement aux drapeaux rigides qui viendront plus tard, ces simples banderoles attachées à un mât par une traverse horizontale ondulaient au vent comme des voiles molles. Leur mission ? Identifier chaque régiment, chaque section d'une armée en chaos, permettant aux soldats de reconnaître leurs compagnons dans la poussière et la confusion de la bataille. Un code visuel silencieux mais puissant : chaque couleur, chaque motif racontait une histoire de clan et de loyauté. Ces bannières furent les vraies générales invisibles des champs de bataille nippons.