En 1997, le constructeur automobile Renault annonce brutalement la fermeture de son usine de Vilvorde en Belgique, sans préavis ni négociation. Le choc est dévastateur : des centaines d'emplois volatilisés du jour au lendemain. Cette décision déclenche une tempête politique et sociale en Belgique, forçant le gouvernement à réagir vite. En 1998, une nouvelle loi voit le jour pour encadrer les licenciements collectifs et imposer des délais de consultation obligatoires : la "loi Renault" ou "procédure Renault". Une automobile qui n'a pas changé que les routes, mais aussi le droit du travail belge.