"Le bon Dieu est dans le détail" — voilà comment on parlait autrefois de l'importance de la perfection. Mais à un moment, quelque chose de malin s'est passé. L'expression s'est inversée : le diable a pris la place du créateur. Désormais, "le diable est dans les détails" signifie que sous une apparence simple se cachent des complications redoutables. Un renversement brillant, n'est-ce pas ? De la célébration de la précision à l'avertissement contre les pièges cachés. Cette petite révolution linguistique capture parfaitement notre rapport aux détails : tantôt notre salut, tantôt notre perdition.