En 1881, la France impose son protectorat en Tunisie par la force, écrasant les ambitions coloniales italiennes. Cette humiliation diplomatique devient tellement symbolique que la presse italienne la baptise « la gifle de Tunis » — une expression qui hantera les relations franco-italiennes pendant des décennies. Les Italiens voyaient Tunis comme leur proie légitime, géographiquement si proche de la Sicile. Mais Paris a frappé d'abord, plus vite, plus fort. Luigi Pirandello lui-même en parle dans son roman de 1913, craignant que les Français ne débarquent demain en Italie. Une gifle politique qui a marqué une génération entière d'Italiens frustrés de voir leurs voisins français dominer la Méditerranée.