Chaque fin d'été, les cerfs mâles se transforment en destructeurs acharnés. Ils frottent violemment leurs bois contre les arbres pour arracher le velours qui les recouvre — une membrane sanguinolente qui se détache progressivement. Le spectacle est brutal : écorces lacérées, tiges dénudées, parfois arbres cassés net. Les jeunes arbres, particulièrement vulnérables, en meurent souvent. Et voilà le twist : une fois leurs bois à nu, certains cerfs ne résistent pas à déguster les lambeaux sanglants tombés au sol. Entre toilettage et férocité, ce ritual de frayure est la nature à l'état brut — un cervidé qui se soigne en saccageant tout sur son passage.