Le Mali dépend entièrement de l'agriculture, qui structure son économie mais la rend aussi extrêmement vulnérable. Depuis les années 1970, le pays affronte des sécheresses répétitives qui détruisent les récoltes, tandis que les prix du coton — sa principale culture de rente — s'effondrent. Parallèlement, les coûts explosent : intrants et carburant deviennent inabordables. Les secteurs industriel et tertiaire restent anémiques, forçant le Mali à importer massivement. Heureusement, l'or offre une lueur d'espoir avec une production aurifère importante. Mais peut-on vraiment construire une économie stable sur deux pieds aussi fragiles que l'agriculture pluviale et l'extraction minière ?