Minuscule par la taille mais colosse financier, le Luxembourg a bâti sa prospérité sur deux piliers : la banque et l'acier. En 2005, 46 % de son PIB provenait du seul secteur financier — une concentration vertigineuse. Avec près de 150 banques sur son territoire, le grand-duché est devenu une place financière majeure, protégée par un secret bancaire fortement encadré. Résultat : les Luxembourgeois jouissent d'un niveau de vie exceptionnellement élevé, visible dans l'offre de consommation nettement plus haut de gamme que dans les pays voisins. Cette richesse concentrée pose des questions fascinantes sur la fragilité et la durabilité d'une économie aussi spécialisée.