La Tunisie, pays du Printemps arabe souvent présenté comme progressiste, maintient une répression légale stricte contre les personnes LGBT. L'article 230 du code pénal condamne les relations sexuelles entre adultes consentants à trois ans de prison maximum. Les personnes transgenres n'ont aucun recours légal pour changer leur statut civil. La vie communautaire se réduit à des stratégies de survie : se protéger contre les persécutions officielles plutôt que de s'épanouir librement. Cette contradiction — entre un pays qui a connu des transformations politiques et une pénalisation persistante des minorités de genre — révèle les tensions profondes entre libéralisation politique et conservatisme social. Un regard cru sur les inégalités juridiques qui persistent en Méditerranée.