En France, l'asile n'est pas un privilège mais un droit inscrit dans la Constitution. Selon l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides), c'est « la protection qu'accorde un État d'accueil à un étranger qui ne peut bénéficier de celle de son pays ». Elle s'applique à ceux reconnus comme réfugiés ou bénéficiaires de la protection subsidiaire. Fondée sur la Convention de Genève de 1951, cette protection a valeur constitutionnelle en France. Pourtant, accorder ou refuser l'asile reste au cœur de débats politiques intenses qui interrogent les limites de la solidarité et de la souveraineté nationale.