Avant l'écriture, avant les villes, avant la civilisation telle qu'on la connaît, l'humanité souffrait, se blessait, se soignait. La médecine préhistorique reste mystérieuse : on n'a que des indices fragmentaires pour la comprendre. Les chercheurs fouillent les ossements pour déceler les maladies, observent les peuples traditionnels pour imaginer les pratiques perdues. Ces sources parcelaires dessinent une humanité qui, même dans le noir des grottes, cherchait déjà à soulager la douleur. Était-ce de la magie ou de la connaissance ? Probablement un mélange. Ce que révèle l'archéologie, c'est une vérité humble : le désir de guérir est aussi vieux que l'homme lui-même.