En mars 1947, à la Sorbonne, Tristan Tzara fait quelque chose d'rare : il regarde en arrière. Le poète qui a lancé dada pendant la Première Guerre mondiale, puis rejoint les surréalistes avant de les quitter en 1935, livre une mise en perspective historique sur ces deux mouvements qui l'ont défini. Membre du Parti communiste français, Tzara parle depuis une position de témoin unique — celui qui a traversé la révolte artistique et s'est engagé politiquement. Cette conférence survient dans une époque de tensions croissantes entre intellectuels, marquée par la Guerre froide. Un moment où un homme regarde les rues qu'il a construites.