*La Révolution surréaliste* devient *Le Surréalisme au service de la révolution* — un changement de titre qui n'est pas anodin. Derrière ce rebaptême se cache une fracture. André Breton et Louis Aragon d'un côté, Robert Desnos et Emmanuel Berl de l'autre : le surréalisme français explose sous les tensions. Oui, il y a une femme (Suzanne Muzard) au cœur du drame, mais ce qui se joue vraiment, c'est une question plus profonde : comment concilier l'absurde poétique et l'engagement politique ? Une revue qui change d'identité, c'est toute une vision du monde qui bascule. Fascinant pour voir comment même les révolutions intellectuelles se déchirent.