154 sonnets. Des années de création. Un recueil qui, en 1609, change à jamais la poésie anglaise. Shakespeare y explore l'amour sous tous ses angles — passion, désir, beauté, mais aussi trahison et impermanence. La politique s'y glisse, la brièveté de la vie hante chaque vers. Deux de ces sonnets avaient déjà circulé en 1599 dans une anthologie intitulée Le Pèlerin passionné. Mais ce recueil complet révèle l'architecte derrière le dramaturge : quelqu'un capable de faire tenir l'univers émotionnel dans quatorze lignes. Les Sonnets sont à la fois intimes et universels, personnels et intemporels. C'est pourquoi, quatre siècles plus tard, on les relit encore comme des miroirs de notre propre cœur.