Le haïku, forme poétique japonaise ultime de la brièveté, tient en 17 mores réparties selon le rythme 5-7-5. Bien plus qu'une simple règle, c'est une philosophie : capturer l'évanescence des choses, la beauté fugace d'une saison, une sensation ineffable. Ancré par le kigo (mot saisonnier) et marqué par le kireji (une pause poétique), le haïku transforme trois lignes en méditation. Les Occidentaux l'ont adapté à leur goût, mais l'essence reste intacte : dire l'infini dans le minuscule.