Georg Lukács lance une bombe philosophique. Dans son essai, ce penseur hongrois accuse l'existentialisme d'être un loup en peau de mouton : une philosophie bourgeoise et réactionnaire qui se déguise en liberté. Prétendre incarner une « troisième voie » entre idéalisme et matérialisme historique ? Pour Lukács, c'est du bluff. Il remonte le généalogie de l'existentialisme jusqu'à Schelling pour montrer que ce mouvement est l'héritier d'une pensée « de droite » oubliée. Un débat féroce du XXe siècle entre deux visions du monde : celle du matérialisme marxiste contre la liberté existentialiste revendiquée par Sartre et ses disciples.