Dans les années 1980-90, le Japon ne produit pas seulement du synthé et de la pop. Il enfante la japanoise : une scène underground d'expérimentateurs qui transforment le bruit en art brut. "Japanoise" ? C'est à la fois un jeu de mots anglais-japonais et une véritable esthétique : des sons chaotiques, déstructurés, souvent insoutenables pour l'oreille classique. Controversée (beaucoup y voient une insulte, d'autres un génie), cette scène a influencé la musique expérimentale mondiale et libéré une génération d'artistes. Elle dérange, elle fascine, elle redéfinit ce que peut être la musique.