Depuis que Goethe a publié son Voyage en Italie, les Allemands rêvent de l'Italie. Cet « Italiensehnsucht » — cette nostalgie irrésistible pour la beauté, le soleil et la liberté du sud — devient une obsession culturelle qui traverse tout le XIXe et XXe siècles. Mais ses racines plongent encore plus profond dans l'histoire. C'est plus qu'un simple romantisme : c'est un désir existentiel, une quête de ce qui manque au nord. Un sentiment qui révèle comment une nation peut être fascinée, presque ensorcelée, par une autre.