À des milliers de kilomètres de Paris, le français résonne en Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et au Vanuatu. Le français océanien n'est pas celui de métropole : il porte l'empreinte des langues locales, des accents singuliers et d'un lexique adapté au contexte insulaire. Apporté par la France via l'école et l'administration, il s'est progressivement implanté, jusqu'à devenir au XXIe siècle la langue dominante qui supplante peu à peu les langues vernaculaires traditionnelles. Une belle illustration de la manière dont une langue se transforme en voyageant.