Après des siècles d'acculturation forcée aux XVIIe-XXe siècles, les populations polynésiennes ont perdu une grande partie de leurs traditions, récits, spiritualité et identité. Mais à partir des années 1950, un mouvement de réappropriation émerge : on redécouvre les anciens savoirs oraux, on se plonge dans les témoignages des navigateurs européens, on creuse dans les archives pour se reconnecter aux racines. C'est la renaissance culturelle polynésienne. Un acte de dignité et de transmission où chacun devient archéologue de sa propre histoire. Une affirmation que les peuples indigènes reprennent la narration de leurs propres histoires.