Le Tchad ne devient français qu'en 1900, quand la France le constitue d'abord comme territoire militaire. Progressivement intégré à la fédération de l'Afrique-Équatoriale française (AEF) à partir de 1910, il subit un revers en 1920 : passage à l'administration civile, mais abandon relatif. Pourtant, le Tchad marque l'histoire coloniale avec un acte symbolique majeur. Sous le gouvernorat du visionnaire Félix Éboué, le territoire se distingue en 1940 — le premier à refuser la capitulation. Une île de résistance dans l'empire colonial français, bien avant l'indépendance de 1960.