Des statues qui tombent, des rues qui changent de nom, des symboles coloniaux qui disparaissent : depuis les années 1980, un mouvement transnational remet en question l'héritage colonial visible dans nos villes. En Nouvelle-Zélande, en Amérique du Nord, en Afrique, les communautés qui ont subi la colonisation réclament l'effacement de ces cicatrices publiques. Noms de lieux, sculptures, enseignes — tout est passé au crible. Ce n'est pas juste un débat politique : c'est une bataille pour la mémoire collective, où chacun se demande quel passé on veut glorifier dans l'espace qu'on partage. Comprends les tensions qui divisent nos sociétés.