À Rome, l'obsession du passé n'est pas nouvelle. Les antiquaires romains étaient des érudits fascinés par les monuments, les origines des coutumes et les rituels oubliés. Tite-Live, l'historien augustin, utilisait déjà le mot « monumenta » pour désigner ces questions antiquaires qui captivaient les savants de son époque. Ces chercheurs avant l'heure documentaient tout : généalogie, topographie, points de repère, étymologie des mots. Ils rédigeaient des ouvrages systématiques sur les institutions politiques et religieuses, créant ainsi les premiers inventaires du savoir antique. Ces précurseurs de l'archéologie moderne ont jeté les bases d'une tradition qui inspire encore les historiens d'aujourd'hui. Comprendre comment Rome a célébré et préservé sa propre mémoire.