Marie-José Pérec, deux Jeux Olympiques d'or (1992, 1996), double championne du monde, énonce une simplicité profonde. Elle ne parle pas de rêves, pas de stratégie. Juste cette certitude : on croît toujours qu'on rreviendra. C'est vrai pour les athlètes qui se retirent croyant pouvoir relancer. C'est vrai pour tout humain face à une séparation, une fin. Pérec connaît bien les retours : après un retrait prématuré, elle est revenue dominer à nouveau. Cette citation est presque philosophique — elle décrit la nature humaine plus que la sportive. Elle marque parce qu'elle nomme notre biais cognitif sans cynisme : nous sommes optimistes jusqu'à la naïveté. Et parfois c'est notre force. Pérec l'a tourné en avantage — elle est revenue précisément parce qu'elle y croyait.