Dostoïevski, qui a connu le bagne, la pauvreté, les crises d'épilepsie, affiche cette certitude paradoxale : le rêve est vital. Non pas l'illusion niaise, mais le rêve comme direction, comme élan qui te maintient debout. Sans rêve, l'homme devient mécanique, robotisé, vide. C'est particulièrement puissant venant de quelqu'un qui a traversé les cercles de l'enfer. Le rêve n'est pas escapisme : c'est l'oxygène de l'âme.