Godard le révolutionnaire, le destructeur de grammaire cinématographique, affirme que l'image dit la vérité mieux que mille mots. Mais quelle vérité ? Pas l'illusion réaliste hollywoodienne, mais la vérité brute du cinéma lui-même : texture, grain, montage, composition. Godard refuse la narration lisse ; il montre le cinéma comme cinéma, ses artifices, ses limites. C'est un acte politique : en montrant le médium lui-même, on libère le spectateur de l'hypnose narrative. Une citation clé pour comprendre pourquoi ses films de 1965 paraissaient venir de l'an 2050.