Refn construit ses films dans l'ombre — Drive, Only God Forgives, The Neon Demon. Pas de confort visuel : des contours flous, des visages à demi plongés dans le noir, une palette réduite au minimum. L'ombre n'efface pas : elle RÉVÈLE. Drive baigne dans l'ombre urbaine où un chauffeur devient fantôme. Only God Forgives se dissout dans un bouddhisme noir thaïlandais. Refn croit que le cinéma européen doit être LENT, DOULOUREUX, VISCÉRAL. Chaque film un rituel, une hypnose. Les silences durent une éternité. Cinéma de l'attente apocalyptique.