Monet s'accuse lui-même d'une certaine facilité—mais c'est une fausse modestie. Oui, les Nymphéas et les Meules de foin sont *beaux*, sans provocation. Mais cette beauté l'a obsédé : il a peint les mêmes sujets 30, 40, 60 fois, à différentes lumières, saisons, heures du jour. Pas par paresse : par acharnement scientifique. Monet a découvert que la lumière n'était pas un accessoire, c'était le *sujet* lui-même. Les impressionnistes ont rendu l'impermanence belle, la lumière fugitive essentielle.