Roosevelt, Première dame sans complaisance, a prononcé ces mots pendant la Grande Dépression, quand croire au futur semblait une insulte aux chômeurs. Mais elle saisissait quelque chose d'essentiel : la beauté du rêve n'est pas naïve, elle est radicale. Elle protège contre le cynisme qui tue plus sûrement que la pauvreté. Les individus qui transforment leur époque—Roosevelt elle-même, Mandela, King—partagent cette capacité à maintenir vivante une vision belle dans un présent laid. C'est presque un acte politique : rêver magnifiquement, c'est refuser que le système actuel soit la dernière version possible du monde.