Iñárritu refuse le cinéma superficiel de son pays : il creuse la rage, la violence implicite, la culpabilité. Babel s'échappe de chaque culture pour montrer COMMENT on reste incompris. Birdman ? La fragilité de l'artiste dans le chaos urbain. Revenant ? L'homme contre la nature brute. Iñárritu filme en noir et blanc moral : pas de justes, juste des blessés. Son cinéma exige une empathie épuisante. Chaque plan rayonne de douleur retenue. C'est un cinéaste qui n'offre pas de catharsis facile : juste la réalité crue.