Bergman, le Suédois torturé, pose le cinéma comme acte violent et définitif. Chaque plan tue quelque chose — une autre réalité, une autre possibilité. À 24 images par seconde, tu figes le temps, tu l'assassines, tu l'enfermes dans une bobine de celluloïd. C'est une vision sombre et absolue, typique du cinéaste des silences, des visages, des dialogues qui creusent l'âme. Bergman refuse la légèreté de Hollywood. Pour lui, filmer, c'est s'approprier la vie, la décaper, la mettre en procès. Une citation pour cinéphiles sombres qui acceptent que l'art soit une forme de nécrophilie.