Del Toro peuple l'écran de fantômes, de créatures, de la mythologie invisible. La Forme de l'eau ? Un conte de fée urbain où l'amour résiste à tout. Le Labyrinthe du faune ? L'imaginaire comme refuge contre l'horreur réelle de la guerre. Del Toro croit que les monstres sont plus vrais que les humains normaux, que la magie explique mieux la réalité que la logique. Chaque cadre superpose réalité et rêve : la caméra parle avec les êtres qu'on ne voit pas. Cinéma de poésie visuelle, d'une beauté gothique incomparable.