Dalí provoque, bien sûr. Mais il énonce une vérité troublante : l'art fait pour plaire à tout le monde, c'est de la décoration. L'art *vrai* doit déranger, transgresser, mettre mal à l'aise. Ses montres molles, ses éléphants aux pattes d'araignée, ses paysages oniriques surréalistes : c'est de l'indécence visuelle, c'est de l'obscène poétique. Dalí a compris que provoquer, c'est exister. Et pour un artiste, exister visuellement, c'est gagner.