Spielberg le populaire, le sentimentaliste, expose son credo sans détour. Pas de théorie, pas de hermétisme : le cinéma doit te faire sentir quelque chose. Que ce soit la peur (Jaws), l'émerveillement (E.T.), l'horreur de la guerre (Saving Private Ryan). Le cinéaste des années 80-90 a compris que l'émotion brute était plus efficace que mille dialogues explicites. C'est un humaniste qui croit au pouvoir transformateur des images. Ses films restent gravés en toi non parce qu'ils sont complexes, mais parce qu'ils résonnent avec quelque chose de primal, d'universel en chaque spectateur.