Tarantino, le roi du pastiche, de la violence, des dialogues bavards, affirme chercher l'émotion au cœur de ses films. Pas de contradiction ici : même Kill Bill, film de vengeance ultra-stylisé, pulse d'un amour blessé, d'une douleur maternelle. Le réalisateur enseigne que coeur et cool ne sont pas ennemis. Ses films référencent un million de sources, mais ils restent profondément personnels, viscéraux. C'est pourquoi ses fans ne lâchent jamais : derrière la cinéphilie show-off se cache un humaniste qui fait confiance aux émotions brutes de ses personnages.