Énoncée simplement, mais elle résume pourquoi Spielberg passe de l'extraterrestre à la Shoah sans jamais sonner faux. Pas de posture, pas de sujet vendeur juste pour le box-office. Chaque film naît d'une obsession personnelle, d'une cicatrice intime, d'une question qui le hante depuis l'enfance. La liste de Schindler, c'est l'honneur. E.T., c'est la séparation paternelle. Munich, c'est la culpabilité. Spielberg ne joue pas au cinéaste — il VIT ses films. Une éthique rarement vue chez les blockbuster-makers.