Stravinsky n'avait pas peur du chaos — le Sacre du Printemps en témoigne. Mais il savait que la beauté émerge du conflit résolu. Les dissonances ne sont pas belles jusqu'au moment où elles se résolvent. C'est une leçon esthétique et existentielle : on ne recherche pas l'harmonie en évitant la tension, on la crée en l'affrontant. C'est pourquoi ses compositions choquaient, mais finissaient par paraître inévitables. Stravinsky aimait les revolutions, même musicales.